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Le fil rouge des Modules 1 et 2 est le concept grec polysémique de logos (récit, parole, raison, expression, argument, discours, proportion, ordre, verbe divin, etc.). Dans le Module 1, ce logos (au moyen duquel Aristote définissait l’homme) est envisagé d’abord à travers ses principales transfigurations anciennes, mais aussi en lien avec des traditions qui, tout en « pratiquant » quelque chose de l’ordre du logos, ont mis en valeur d’autres modes de rationalité, d’autres plis de la pensée : l’Inde et la Chine.
 
Le fil rouge des Modules 1 et 2 est le concept grec polysémique de logos (récit, parole, raison, expression, argument, discours, proportion, ordre, verbe divin, etc.). Dans le Module 1, ce logos (au moyen duquel Aristote définissait l’homme) est envisagé d’abord à travers ses principales transfigurations anciennes, mais aussi en lien avec des traditions qui, tout en « pratiquant » quelque chose de l’ordre du logos, ont mis en valeur d’autres modes de rationalité, d’autres plis de la pensée : l’Inde et la Chine.
 
Le cours compare la naissance et le développement de la philosophie en Inde, en Chine et en Grèce, interrogeant notamment la question de l’ontologie, les chemins de la dialectique et la conception de l’action humaine. On y envisage les figures principales du logos philosophique grec, des Présocratiques au néoplatonisme, à partir d’un point de vue comparatiste, en clarifiant des concepts et en posant des problèmes tour à tour épistémologiques, esthétiques, éthiques, politiques, anthropologiques, cosmologiques ou métaphysiques.
 
Le cours compare la naissance et le développement de la philosophie en Inde, en Chine et en Grèce, interrogeant notamment la question de l’ontologie, les chemins de la dialectique et la conception de l’action humaine. On y envisage les figures principales du logos philosophique grec, des Présocratiques au néoplatonisme, à partir d’un point de vue comparatiste, en clarifiant des concepts et en posant des problèmes tour à tour épistémologiques, esthétiques, éthiques, politiques, anthropologiques, cosmologiques ou métaphysiques.
  
Le cours est magistral, tout en introduisant ci et là des éléments de pédagogies actives. Les étudiants doivent lire un texte de philosophie, qui fait aussi partie de la matière d’examen.
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Le cours est magistral, tout en introduisant ci et là des éléments de pédagogies actives. Les étudiant·e·s doivent lire un texte de philosophie, qui fait aussi partie de la matière d’examen.
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Enseignante : [[Natacha Pfeiffer]]
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La philosophie et ses usages de l’œil
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Le cours de Philosophie générale de Bac 1 (module 2) aura pour épine dorsale la question du regard. Sur un plan thématique, la métaphore optique parcourt en effet toute l’histoire de la philosophie, elle interroge la vision comme l’un des sièges de la connaissance humaine et souligne en filigrane l’équivalence entre le voir et le savoir.
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En choisissant cette problématique du regard en philosophie, ce cours vise à renouveler la manière dont on approche les textes classiques de la tradition. D’une part, la mise en relief de la question du regard au sein de ces textes permettra aux étudiant·e·s de cerner avec précision le point de vue de l’auteur·rice, la singularité de sa démarche et la position depuis laquelle il·elle a décidé d’écrire. Ce cours vise ainsi à introduire les étudiant·e·s à une tension qui traverse toute l’histoire de la philosophie, à savoir l’opposition entre la singularité des voix et la prétention de celles-ci à énoncer l’universel. D’autre part, à travers cette problématique, le cours explicitera comment les enjeux de tout texte peuvent s’appréhender comme des enjeux de regards. Chaque texte construit en effet une certaine scénographie, intègre dans sa composition la place du lecteur·rice et dispose plus largement des places à partir desquelles sont définis qui peut voir/ne pas voir, ce qui peut être vu/ne doit pas être vu. Les étudiant·e·s seront invité·e·s à analyser et à déconstruire les textes philosophiques comme autant de dispositifs à la fois langagiers et visuels.
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D’un point de vue pratique, chaque séance sera centrée autour de la lecture d’extraits choisis qui permettront aux étudiant·e·s de s’introduire à la philosophie moderne et contemporaine. Le cours magistral se basera donc sur des lectures qui seront analysées et discutées collectivement. Tout en se concentrant sur l’histoire de la philosophie et les enjeux qui la traversent, ce cours sur le regard et le point de vue cherche également à donner aux étudiants des connaissances et des outils pour réfléchir à ce que signifie les actions de voir, regarder, observer qu’ils effectuent dans le cadre de leur formation artistique.
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[[catégorie:Cours théoriques]]
 
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Version actuelle datée du 16 août 2021 à 10:43

1èr quadrimestre

Enseignant : Joachim Lacrosse

Le fil rouge des Modules 1 et 2 est le concept grec polysémique de logos (récit, parole, raison, expression, argument, discours, proportion, ordre, verbe divin, etc.). Dans le Module 1, ce logos (au moyen duquel Aristote définissait l’homme) est envisagé d’abord à travers ses principales transfigurations anciennes, mais aussi en lien avec des traditions qui, tout en « pratiquant » quelque chose de l’ordre du logos, ont mis en valeur d’autres modes de rationalité, d’autres plis de la pensée : l’Inde et la Chine. Le cours compare la naissance et le développement de la philosophie en Inde, en Chine et en Grèce, interrogeant notamment la question de l’ontologie, les chemins de la dialectique et la conception de l’action humaine. On y envisage les figures principales du logos philosophique grec, des Présocratiques au néoplatonisme, à partir d’un point de vue comparatiste, en clarifiant des concepts et en posant des problèmes tour à tour épistémologiques, esthétiques, éthiques, politiques, anthropologiques, cosmologiques ou métaphysiques.

Le cours est magistral, tout en introduisant ci et là des éléments de pédagogies actives. Les étudiant·e·s doivent lire un texte de philosophie, qui fait aussi partie de la matière d’examen.

2ème quadrimestre

Enseignante : Natacha Pfeiffer

La philosophie et ses usages de l’œil

Le cours de Philosophie générale de Bac 1 (module 2) aura pour épine dorsale la question du regard. Sur un plan thématique, la métaphore optique parcourt en effet toute l’histoire de la philosophie, elle interroge la vision comme l’un des sièges de la connaissance humaine et souligne en filigrane l’équivalence entre le voir et le savoir.

En choisissant cette problématique du regard en philosophie, ce cours vise à renouveler la manière dont on approche les textes classiques de la tradition. D’une part, la mise en relief de la question du regard au sein de ces textes permettra aux étudiant·e·s de cerner avec précision le point de vue de l’auteur·rice, la singularité de sa démarche et la position depuis laquelle il·elle a décidé d’écrire. Ce cours vise ainsi à introduire les étudiant·e·s à une tension qui traverse toute l’histoire de la philosophie, à savoir l’opposition entre la singularité des voix et la prétention de celles-ci à énoncer l’universel. D’autre part, à travers cette problématique, le cours explicitera comment les enjeux de tout texte peuvent s’appréhender comme des enjeux de regards. Chaque texte construit en effet une certaine scénographie, intègre dans sa composition la place du lecteur·rice et dispose plus largement des places à partir desquelles sont définis qui peut voir/ne pas voir, ce qui peut être vu/ne doit pas être vu. Les étudiant·e·s seront invité·e·s à analyser et à déconstruire les textes philosophiques comme autant de dispositifs à la fois langagiers et visuels.

D’un point de vue pratique, chaque séance sera centrée autour de la lecture d’extraits choisis qui permettront aux étudiant·e·s de s’introduire à la philosophie moderne et contemporaine. Le cours magistral se basera donc sur des lectures qui seront analysées et discutées collectivement. Tout en se concentrant sur l’histoire de la philosophie et les enjeux qui la traversent, ce cours sur le regard et le point de vue cherche également à donner aux étudiants des connaissances et des outils pour réfléchir à ce que signifie les actions de voir, regarder, observer qu’ils effectuent dans le cadre de leur formation artistique.