Actions

Etudes des artefacts (M1) (M2) : Différence entre versions

De erg

Ligne 1 : Ligne 1 :
 
Enseignant.e.s :[[Pierre-Philippe Duchâtelet]], [[Loraine Furter]]
 
Enseignant.e.s :[[Pierre-Philippe Duchâtelet]], [[Loraine Furter]]
  
A travers l’observation et la lecture d’un ou plusieurs ouvrages de référence lors de chacune des séances, il s’agit de sonder une période historique, un mouvement ou un courant de pensée spécifique de manière à relier histoire de l’art et histoire de l’édition, l’œuvre et son commentaire, les pratiques artistiques et leurs moments de théorisation.
+
Ce séminaire à destination des étudiant·e·s du master en Design et politique du multiple soutient l’atelier pluridisciplinaire. Il vise à développer une étude des artéfacts - entendus comme tous types d’objets fabriqués issus de l’activité humaine - dans leurs relations au politique. Les artefacts sont multiples: ouvrages d’architecture, chaises, livres, panneaux routiers, ponts, machine à récolter les tomates, drones, centres fermés,... Ils peuvent être pris comme des machines, des assemblages, des agencements, des objets doués d’une «anima» ou bien encore des dispositifs. Ils sont toujours formés de plusieurs parties et éléments configurés, orientés, dessinés à dessein, mais aussi portant des effets en dehors de toutes déterminations.
En suivant ce cheminement, les étudiants approcheront tout autant la multiplicité des courants artistiques contemporains que des formes de discours diversifiées, qu’il s’agisse de textes produits par des critiques, des philosophes, des écrivains et les artistes eux-mêmes, ou encore de toutes autres publications permettant de dégager des enjeux artistiques, éditoriaux et culturels spécifiques.
+
 
 +
À partir d’une lecture du texte de Langdon Winner "Do artifacts have politics?», nous abordons, dans un premier temps, l’idée, défendue par Winner, que les artefacts puissent incorporer des formes spécifiques de pouvoir ou d'idéologie. Nous poursuivons en nous interrogeant sur ce que pourrait signifier ce rapport entre politique et artéfact afin de dépasser le point de vue de Winner, en reconnaissant aux artefacts une capacité propre d’agir ou de faire agir, au delà d’une simple fonction de transmetteurs d’idéologies. Plusieurs artéfacts sont introduits dans l’espace du séminaire tout au long de l'année.
 +
 
 +
Différents formats d’échanges sont pratiqués durant le séminaire: présentations, discussions, débats, actions et lectures collectives. Au terme du premier quadrimestre, il sera demandé aux étudiant·e·s, de compiler et de mettre en relation, sous une forme écrite, différentes notes de synthèse prises à chaque séance de séminaire. Durant le second quadrimestre ces notes feront l’objet d’un travail éditorial évalué en fin d’année. Une compréhension à la lecture de l’anglais est souhaitée.
 +
 
 +
quelques références:
 +
 
 +
Do artifacts have politics?, Langdon Winner
 +
 
 +
Do Politics have Artefacts?, Joerges Bernward
 +
 
 +
Which politics for which artifacts? Bruno Latour
 +
 
 +
À quoi tient le design?, Pierre-Damien Huyghe
 +
 
 +
Technological Dream Series: No. 1, Robots, Dunne & Raby
 +
 
 +
Entre deux villages, Muriel Jaquerod et Eduardo Saraiva Pereira
 +
 
 +
Les statues meurent aussi, Chris Marker et Alain Resnais
 +
 
 +
Théorie du drone, Grégoire Chamayou
 +
 
 +
Les Cahiers du Grif, collectif
 +
 
 +
The Responsible Object, Marjanne van Helvert (ed)
 +
 
 +
The Politics of Design, Ruben Pater
  
 
[[catégorie:M1]]
 
[[catégorie:M1]]
 
[[catégorie:M2]]
 
[[catégorie:M2]]
 
[[catégorie:Cours théoriques]]
 
[[catégorie:Cours théoriques]]

Version du 1 septembre 2018 à 13:50

Enseignant.e.s :Pierre-Philippe Duchâtelet, Loraine Furter

Ce séminaire à destination des étudiant·e·s du master en Design et politique du multiple soutient l’atelier pluridisciplinaire. Il vise à développer une étude des artéfacts - entendus comme tous types d’objets fabriqués issus de l’activité humaine - dans leurs relations au politique. Les artefacts sont multiples: ouvrages d’architecture, chaises, livres, panneaux routiers, ponts, machine à récolter les tomates, drones, centres fermés,... Ils peuvent être pris comme des machines, des assemblages, des agencements, des objets doués d’une «anima» ou bien encore des dispositifs. Ils sont toujours formés de plusieurs parties et éléments configurés, orientés, dessinés à dessein, mais aussi portant des effets en dehors de toutes déterminations.

À partir d’une lecture du texte de Langdon Winner "Do artifacts have politics?», nous abordons, dans un premier temps, l’idée, défendue par Winner, que les artefacts puissent incorporer des formes spécifiques de pouvoir ou d'idéologie. Nous poursuivons en nous interrogeant sur ce que pourrait signifier ce rapport entre politique et artéfact afin de dépasser le point de vue de Winner, en reconnaissant aux artefacts une capacité propre d’agir ou de faire agir, au delà d’une simple fonction de transmetteurs d’idéologies. Plusieurs artéfacts sont introduits dans l’espace du séminaire tout au long de l'année.

Différents formats d’échanges sont pratiqués durant le séminaire: présentations, discussions, débats, actions et lectures collectives. Au terme du premier quadrimestre, il sera demandé aux étudiant·e·s, de compiler et de mettre en relation, sous une forme écrite, différentes notes de synthèse prises à chaque séance de séminaire. Durant le second quadrimestre ces notes feront l’objet d’un travail éditorial évalué en fin d’année. Une compréhension à la lecture de l’anglais est souhaitée.

quelques références:

Do artifacts have politics?, Langdon Winner

Do Politics have Artefacts?, Joerges Bernward

Which politics for which artifacts? Bruno Latour

À quoi tient le design?, Pierre-Damien Huyghe

Technological Dream Series: No. 1, Robots, Dunne & Raby

Entre deux villages, Muriel Jaquerod et Eduardo Saraiva Pereira

Les statues meurent aussi, Chris Marker et Alain Resnais

Théorie du drone, Grégoire Chamayou

Les Cahiers du Grif, collectif

The Responsible Object, Marjanne van Helvert (ed)

The Politics of Design, Ruben Pater