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Pratiques artistiques et complexité scientifique (MA) : Différence entre versions

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Enseignants : [[Giampiero Caiti]] et [[Kobe Matthys]]
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{{English|Artistic Practices and Scientific Complexity}}
  
Il s’agit de mettre les étudiants-es face à une recherche
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Enseignants/Coordination : [[Giampiero Caiti]], [[Kobe Matthys]]
spécifique, une base de données d’idées, de points de vue,
 
d’expériences de type scientifique, technologique, économique,
 
biologique, cartographique, etc. Les étudiants-es élaborent,
 
produisent et présentent un travail personnel défini en toute
 
autonomie, en énonçant les critères et les enjeux.
 
  
Cet atelier est organisé chaque année autour d’une ou plusieurs thématiques spécifiques développées avec des chercheurs- ses et des partenaires choisis pour leur pertinence et leur connaissance approfondie du thème retenu, chargés d’exposer puis d’éclairer et éventuellement de corriger la base de données. C’est la distance qui sépare les étudiants-es du vocabulaire, des procédures, des modèles scientifiques qui en fait l’intérêt pédagogique.
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Cours liés : [[Séminaire Politique et expérimentation graphiques]], [[Etudes des artefacts]]
  
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L’atelier encadre le parcours singulier d’un travail dont l’étudiant-e (ou un collectif d’étudiant-e-s) prend l’initiative de manière autonome. On y définit les objectifs au fur et à mesure, énonce les critères des processus et les enjeux, analyse le cadre référentiel, le contexte politique, historique, artistique, etc. La recherche dans l’atelier est, de préférence, connectée au mémoire théorique. Les étudiant-e-s peuvent s’intéresser à des questions formelles, de recherche visuelle ou plastique. Les pratiques peuvent s’inscrire dans un registre introspectif, voire intime, aussi bien que communautaire et sociétal ; adopter le point de vue documentaire ou fictionnel ; se servir de méthodes empiriques ou théoriques… Il s’agit, souvent, d’un peu de tout cela à la fois. Toutes les pratiques des champs de l’art, de la narration, de la communication… sont bienvenues. Le travail est suivi de l’ébauche, en Master 1, jusqu’à sa finalisation (ou à une finalisation), lors du jury extérieur de fin d’études, en Master 2 qui se déroule sous forme d’exposition publique.
[[Catégorie:Ateliers pluridisciplinaires (MA)]]
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Le trajet peut commencer par des expériences, programmées selon un agenda précis ou, au contraire, selon des intuitions aléatoires. Le désir de l’étudiant-e guide son choix singulier, l’important c’est de retrouver une certaine forme de spontanéité, de joie de faire, de pratiquer… Ces premiers moments sont généralement suivis de temps d’analyse, de compréhension intime, de formulation d’hypothèses, de mise en commun (qui permettent d’envisager des pratiques collectives). C’est là que l’expérimentation prend progressivement forme. Chaque étudiant-e développe petit à petit sa propre méthode de recherche, qu’il-elle invente à sa mesure, selon ses besoins, ses protocoles et l’aptitude à penser les processus. Nous proposons d’enregistrer les expériences réalisées : par écrit, dessin, photo, vidéo… Ce processus expérimental peut générer une démarche artistique, mais si ce n’est pas le cas, l’accumulation d’une base de données pourra, le cas échéant, servir de matériel de travail.
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Les étudiant-e-s, doivent constituer, au fur et à mesure de leurs avancées, un dossier qui se compose de plusieurs textes courts (présentation, descriptif, fiche technique, motivations, références théoriques, biographie, plan, devis, agenda, budget, maquette, images…). C’est à la fois le lieu d’un approfondissement réflexif et un outil pragmatique. Le dossier, régulièrement mis à jour, constitue, également une cartographie personnelle et un moyen d’échange.
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Il est intéressant de confronter l’expérimentation artistique à ce qui se pratique dans d’autres domaines, notamment scientifiques. L’atelier invite chaque année des praticien-ne-s divers-es et multiples, en conversation. On partage avec ces chercheur-e-s, la connaissance approfondie de leur discipline (économie politique, biologie, cartographie, archéologie, informatique, écologie, etc.) et les processus d’investigation qui s’y déploient. C’est la complémentarité des deux dispositifs créatifs, le scientifique et l’artistique, qui nous intéresse. Les obligations inhérentes à chaque pratique définissent les concepts de chaque discipline de manière différente. Les rencontres interdisciplinaires permettent d’explorer, de croiser, plus librement les références. Ces échanges se révèlent souvent d’autant plus nécessaires, inspirants et cruciaux. Les procédures et méthodes, les formes logiques et modes d’inférence utilisés en recherche scientifique peuvent éclairer singulièrement les obligations des pratiques artistiques.
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Le principe pédagogique (tutorat) que nous avons adopté, c’est celui d’un échange mutuel autour d’un trajet singulier – ou collectif – avec des questionnements essentiellement méthodologiques. La progression prévoit une période d’expérimentation assez libre et large, ensuite la scénarisation de plus en plus précise d’un projet, enfin sa réalisation matérielle. Les étudiant-e-s définissent, à peu près, tous les critères de leur travail. Ce travail est confronté à une appréciation continue lors de rencontres, fixées selon un rythme plus ou moins rapproché selon les besoins individuels. Ils se déroulent par petits groupes de 5/6 pour que s’opère également une prise de parole, des échanges, voire une entraide et éviter, si possible, les conciliabules privés. Du reste, le fonctionnement même de l’erg, non hiérarchisé, met régulièrement l’étudiant-e face à des avis divergents : résoudre ce dilemme renforce le point de vue des étudiant-e-s.
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L’objectif de cet atelier c’est le devenir autonome des étudiant-e-s, l’acquisition des outils pour apprendre, la compréhension des pratiques dans lesquelles leur travail s’inscrit. Pour qu’ils-elles puissent développer leur pratique non seulement artistique mais aussi citoyenne et politique.

Version actuelle datée du 24 août 2021 à 15:02

Enseignants/Coordination : Giampiero Caiti, Kobe Matthys

Cours liés : Séminaire Politique et expérimentation graphiques, Etudes des artefacts


L’atelier encadre le parcours singulier d’un travail dont l’étudiant-e (ou un collectif d’étudiant-e-s) prend l’initiative de manière autonome. On y définit les objectifs au fur et à mesure, énonce les critères des processus et les enjeux, analyse le cadre référentiel, le contexte politique, historique, artistique, etc. La recherche dans l’atelier est, de préférence, connectée au mémoire théorique. Les étudiant-e-s peuvent s’intéresser à des questions formelles, de recherche visuelle ou plastique. Les pratiques peuvent s’inscrire dans un registre introspectif, voire intime, aussi bien que communautaire et sociétal ; adopter le point de vue documentaire ou fictionnel ; se servir de méthodes empiriques ou théoriques… Il s’agit, souvent, d’un peu de tout cela à la fois. Toutes les pratiques des champs de l’art, de la narration, de la communication… sont bienvenues. Le travail est suivi de l’ébauche, en Master 1, jusqu’à sa finalisation (ou à une finalisation), lors du jury extérieur de fin d’études, en Master 2 qui se déroule sous forme d’exposition publique.

Le trajet peut commencer par des expériences, programmées selon un agenda précis ou, au contraire, selon des intuitions aléatoires. Le désir de l’étudiant-e guide son choix singulier, l’important c’est de retrouver une certaine forme de spontanéité, de joie de faire, de pratiquer… Ces premiers moments sont généralement suivis de temps d’analyse, de compréhension intime, de formulation d’hypothèses, de mise en commun (qui permettent d’envisager des pratiques collectives). C’est là que l’expérimentation prend progressivement forme. Chaque étudiant-e développe petit à petit sa propre méthode de recherche, qu’il-elle invente à sa mesure, selon ses besoins, ses protocoles et l’aptitude à penser les processus. Nous proposons d’enregistrer les expériences réalisées : par écrit, dessin, photo, vidéo… Ce processus expérimental peut générer une démarche artistique, mais si ce n’est pas le cas, l’accumulation d’une base de données pourra, le cas échéant, servir de matériel de travail.

Les étudiant-e-s, doivent constituer, au fur et à mesure de leurs avancées, un dossier qui se compose de plusieurs textes courts (présentation, descriptif, fiche technique, motivations, références théoriques, biographie, plan, devis, agenda, budget, maquette, images…). C’est à la fois le lieu d’un approfondissement réflexif et un outil pragmatique. Le dossier, régulièrement mis à jour, constitue, également une cartographie personnelle et un moyen d’échange.

Il est intéressant de confronter l’expérimentation artistique à ce qui se pratique dans d’autres domaines, notamment scientifiques. L’atelier invite chaque année des praticien-ne-s divers-es et multiples, en conversation. On partage avec ces chercheur-e-s, la connaissance approfondie de leur discipline (économie politique, biologie, cartographie, archéologie, informatique, écologie, etc.) et les processus d’investigation qui s’y déploient. C’est la complémentarité des deux dispositifs créatifs, le scientifique et l’artistique, qui nous intéresse. Les obligations inhérentes à chaque pratique définissent les concepts de chaque discipline de manière différente. Les rencontres interdisciplinaires permettent d’explorer, de croiser, plus librement les références. Ces échanges se révèlent souvent d’autant plus nécessaires, inspirants et cruciaux. Les procédures et méthodes, les formes logiques et modes d’inférence utilisés en recherche scientifique peuvent éclairer singulièrement les obligations des pratiques artistiques.

Le principe pédagogique (tutorat) que nous avons adopté, c’est celui d’un échange mutuel autour d’un trajet singulier – ou collectif – avec des questionnements essentiellement méthodologiques. La progression prévoit une période d’expérimentation assez libre et large, ensuite la scénarisation de plus en plus précise d’un projet, enfin sa réalisation matérielle. Les étudiant-e-s définissent, à peu près, tous les critères de leur travail. Ce travail est confronté à une appréciation continue lors de rencontres, fixées selon un rythme plus ou moins rapproché selon les besoins individuels. Ils se déroulent par petits groupes de 5/6 pour que s’opère également une prise de parole, des échanges, voire une entraide et éviter, si possible, les conciliabules privés. Du reste, le fonctionnement même de l’erg, non hiérarchisé, met régulièrement l’étudiant-e face à des avis divergents : résoudre ce dilemme renforce le point de vue des étudiant-e-s.

L’objectif de cet atelier c’est le devenir autonome des étudiant-e-s, l’acquisition des outils pour apprendre, la compréhension des pratiques dans lesquelles leur travail s’inscrit. Pour qu’ils-elles puissent développer leur pratique non seulement artistique mais aussi citoyenne et politique.