Actions

Page web

« Cultures numériques » : différence entre les versions

De erg

Ergbot (discussion | contributions)
Aucun résumé des modifications
Ergbot (discussion | contributions)
Aucun résumé des modifications
Ligne 1 : Ligne 1 :
{{Page web
{{Page web
|URL=http://culturesnumeriques.erg.be/spip.php?article315
|URL=http://culturesnumeriques.erg.be/spip.php?article337
|Title=Cultures numériques
|Title=Cultures numériques
|Updated=2019-01-10 22:36:56
|Updated=2019-01-10 23:03:24
|Site=Cultures numériques
|Site=Cultures numériques
|Thumbnail=Images 2f 2fimages 2frv 2f 2frmv a160-0007 x.jpg
|Thumbnail=Montage 1.jpg
}}
}}
Nos envies nous guident vers un basculement du sens, entre narcissisme et pulsions débridées nous modifions la matière qui nous entourent. Le médium photographique étant un élément de poids du mécanisme, donnons lui un droit de réponse.
Une liberté totale nous ayant été accordé tout au long de ce workshop, j’ai décidé de faire ce qu’il me plaît.


Lors de ce workshop nous avons abordés des notions de classements démographiques, de l’utilisation des données anthropométriques et de leurs intégration dans un système de surveillance massif.
Lors de la présentation de ce workshop, nous avons été plusieurs fois confrontés à des photographies de populations colonisées de la fin du XIX eme siècle au début du XX eme. Nous a également été présenté une caméra pouvant déterminer. algorithmiquement l’expression, l’age et le sexe d’un individu par analyse de son visage et comparaison avec une banque de donnée.Retour ligne automatique<br /> A partir des photos mises à disposition sur le site suivant : http://collectie.wereldculturen.nl/?query=search&showtype=record&fbclid=IwAR1Zt39P8D5xdzKjSLMdSvoPFajDoremPPkWXGHcGCkh34TKO5H9ZN1Adfc#/query/67aba2e8-f04b-475b-bb33-7eadf6cecb6fRetour ligne automatique<br /> J’ai décidé de créer des ethnies imaginaires en assemblant plusieurs éléments venant de photos d’archives différentes. La démarche étant de faire écho à l’aspect forain de ces photographies de colons, grimant et faisant poser les locaux, parfois en leur faisant adopter des attitudes qui ne leur correspondent absolument pas. L’idée était donc de caricaturer la volonté d’exotisme de ces photographes en inventant des population surréelles, leur imaginer une histoire, des cultures, des religions.<br /> La série de photomontages est en cours de progression, l’objectif étant de compléter une série de dix.


Nos deux intervenants nous ont présentés leurs travaux, ceux-ci utilisent comme matériel premier des photos coloniales. Opérées par des photographes exogène et sur commande de l’autorité dominante ils ont pour but de référencer et classer les individus en fonctions de leurs activités, de leurs tribus ou de déterminer des « ethnies » au moyen de données corporelles.
[[Fichier:Montage 1.jpg|thumb|none]]


* [[Fichier:Images 2f 2fimages 2frv 2f 2frmv a160-0007 x.jpg|thumb|none]]
[[Fichier:Montage 2.jpg|thumb|none]]
* [[Fichier:Images 2f 2fimages 2frv 2f 2frmv a160-0005 x.jpg|thumb|none]]
* [[Fichier:Images 2f 2fimages 2frv 2f 2frmv a160-0003 x.jpg|thumb|none]]


Les liens entre des photos prises à cette époque dans un but anthropométrique et nos propres images, trouvées sur le net ou à l’état physique (ID card par ex.), n’est pas toujours simple.
Némo Tescou


Il est intéressant de constater 2 choses. Premièrement : Les techniques d’acquisition de données qui était réservé dans le cas de la photographie de contrôle à une classe d’individus sans droits politiques et privés de toutes libertés fondamentales se sont déplacées sur nos territoires.<br /> Une frange considérable de la population occidentale se trouve maintenant référencée et identifiée dans de multiples fichiers étatiques voire supra-étatiques, commerciaux et connectables entre eux.<br /> Précarisés par un système qui nécessite notre acceptation afin de se perpétuer, à l’instar de nos congénère de l’Afrique coloniale nous partageons maintenant l’entretien et la viabilité des schémas de coercitions qui pesaient sur leurs épaules.
Par recognition machine, 11 janvier 2019
 
Deuxièmement, il faut relever le caractère volontaire de notre apport à cet ensemble :<br /> A l’inverse, les corps colonisés ne se soumettaient que pris dans une spirale de violence polymorphe qui leur était quotidienne. On peut supposer que l’usage de la contrainte physique façonne le réceptacle entier de la société mais que sa &quot;qualité&quot; contraignante ne prend son ampleur que couplé à l’inconscient collectif d’un statut d’infériorité.<br /> Ils exécutaient les poses et les rituels dictés par leurs maîtres, travestissant leur héritage, raillant leur histoire et proposant en offrande leurs identités. Mais comment faire autrement, arriver à un tel état d’évidence de la défaite culturelle.
 
Nous sommes demandeurs ! Voilà un triste constat qui en dit long sur les capacités d’auto-détermination des peuples au 21ème siècle, sur l’espace lapidaire que nous accordons à l’auto-critique et à la lucidité.
 
L’archive est pour le médium photographique une utopie en soi. Elle véhicule une dimension temporelle, de résistance mais aussi et cela de manière indicible, une redistribution du sens ainsi qu’une utilisation possible de ce dernier par des instances de répressions.
 
En produisant et publiant en réseau de la photographie à usage privé, nous alimentons une base de donnée dont la caractéristique première est que l’auteur des images prises individuellement et le gestionnaire ou propriétaire du fonds d’archives ne sont pas, la plupart du temps, la même personne.<br /> Que ce soit à travers des réseaux sociaux ou de l’interface d’un organisme gouvernementale leur condition générale suppose un usage subordonné à la logique de l’échange.<br /> Dans une archive, la possibilité de sens est « libéré » des contingences réelles d’usage. Mais cette libération est aussi une perte, une abstraction de la complexité et de la richesse de l’usage, une perte de contexte.<br /> Il ne s’agit pas seulement de collections d’images littéralement à vendre, mais de leur signification sur laquelle on fait main basse. De nouveaux propriétaires appellent de nouvelles interprétations futures.
 
Nous avalisons la transformation de l’élément vital qui nous compose, en le soumettant à la pratique disséquante du classement. Abstraction faite de l’ensemble chaque élément se dispose à un usage qui sera déterminé par la nature de l’acquéreur et à la proposition sémantique du moment.<br /> Avec la mise en réseau autrement plus ambitieuse que celui de l’impérialisme coloniale, &quot;les nouveaux possédants&quot; mobilise une force de prédiction naturelle encline à déterminer nos sociétés.
 
Comme pris par la folie de l’archiviste. Bernés par le sommeil ronronnant des machines, preuve évidente d’un réseau électrique performant, qui nous amène non pas la lumière qui guide les peuples mais la connexion haut-débit qui les précipitent dans un obscur asservissement.
 
Par Patrick Voets, 10 janvier 2019


==== A propos ====
==== A propos ====

Version du 11 janvier 2019 à 03:13

Source (url) http://culturesnumeriques.erg.be/spip.php?article337
Site satellite Cultures numériques
Date 2019-01-10 23:03:24

Une liberté totale nous ayant été accordé tout au long de ce workshop, j’ai décidé de faire ce qu’il me plaît.

Lors de la présentation de ce workshop, nous avons été plusieurs fois confrontés à des photographies de populations colonisées de la fin du XIX eme siècle au début du XX eme. Nous a également été présenté une caméra pouvant déterminer. algorithmiquement l’expression, l’age et le sexe d’un individu par analyse de son visage et comparaison avec une banque de donnée.Retour ligne automatique
A partir des photos mises à disposition sur le site suivant : http://collectie.wereldculturen.nl/?query=search&showtype=record&fbclid=IwAR1Zt39P8D5xdzKjSLMdSvoPFajDoremPPkWXGHcGCkh34TKO5H9ZN1Adfc#/query/67aba2e8-f04b-475b-bb33-7eadf6cecb6fRetour ligne automatique
J’ai décidé de créer des ethnies imaginaires en assemblant plusieurs éléments venant de photos d’archives différentes. La démarche étant de faire écho à l’aspect forain de ces photographies de colons, grimant et faisant poser les locaux, parfois en leur faisant adopter des attitudes qui ne leur correspondent absolument pas. L’idée était donc de caricaturer la volonté d’exotisme de ces photographes en inventant des population surréelles, leur imaginer une histoire, des cultures, des religions.
La série de photomontages est en cours de progression, l’objectif étant de compléter une série de dix.

Némo Tescou

Par recognition machine, 11 janvier 2019

A propos

Ce site accompagne le cours de Cultures numériques donné en BAC 1 à l'Erg par un collectif de professeurs repris dans la liste des intervenants. Axé sur la théories de cultures liées au numérique, il est aussi un lieu d'apprentissage à travers deux workshops annuels.

Ce site utilise à divers niveaux des images et contenus provenant d’autres sites. Ce site à un but pédagogique et ne fait l'objet d'aucun profit. Si un ayant droit refuse de les y voir figurer, elles seront retirées sur simple demande.

Aide à la rédaction

Si vous ne savez pas comment placer les compte-rendus de vos workshops, allez lire le mémo écrit ici, sur ce site.

Tools

Rechercher :