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« Cultures numériques » : différence entre les versions

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|Title=Cultures numériques
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|Updated=2018-11-18 13:07:33
|Updated=2018-11-18 15:43:37
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Qui a dit « un geek ne dort pas, il se met en veille » ? Est-ce ce jeune de 6 ans né avec un iPad dans les mains ou cette grand-mère ayant grandi sans TV ? La figure du geek se métamorphose à travers les générations. Instable, comment donc la traiter de façon pertinente à l’heure actuelle ?
Liza Reichenbach et Clara Tokarek


Lorsque l’on recherche « geek définition » sur Google, la première définition qui ressort est la suivante « personne passionnée par les nouveautés techniques, particulièrement l’informatique, l’internet et les jeux vidéo ».<br /> Comme synonyme, on obtient en premier résultat le mot « nerd », celui-ci se définissant par « personne passionnée de sciences et techniques, notamment d’informatique, et qui y consacre la plus grande partie de son temps ».<br /> Ces deux appellations sont indiquées comme étant des anglicismes.
[[Fichier:M4a.png|link=http://culturesnumeriques.erg.be/IMG/m4a/fr.m4a|thumb|none]]


Alors nous sommes allés chercher les définitions des deux mêmes termes dans des dictionnaires anglophones et voici les résultats :<br /> ''Geek (noun) : unfashionable or socially inept person (fr : personne démodée ou socialement inapte)<br />''
'''100% Humain audio'''


''Nerd : a foolish or contemptible person who lacks social skills or is boringly studious<br /> Ex : I was a serious nerd until I discovered girls and cars (fr : personne folle ou méprisable qui manque de compétences sociales ou qui est ennuyeusement studieux, exemple : j’étais carrément un nerd avant de découvrir les filles et les voitures)''
Faire une liste de caractéristiques ; décrire précisément une catégorie plus ou moins inventée d’individus… Ca ressemblait à du codage sous une forme presque humaine.


Le dictionnaire Cambridge en fait une définition similaire encore plus explicite : ''a person, especially a man, who is not attractive and awkward or socially embarrassing, ex : he was a real nerd in high school, I can’t believe he’s so handsome now. (fr : une personne, souvent un homme, qui n’est pas attirant et socialement embarrassant, ex : c’était un vrai nerd au lycée, je n’arrive pas à croire qu’il soit aussi beau maintenant)''
Avec notre groupe, nous avons longtemps cogité sur la figure du Geek que nous choisirions ; déjà nous n’avions pas forcément entre nous le même rapport à la technologie. Mais nous avions un point commun : le technologie est, dans nos vies, omniprésente. Tant dans les actes les plus évidents du quotidien que dans notre intimité la plus profonde. En effet, de nos jours chacun a « son internet à lui » dirais-je. Et c’est lorsque nous nous confrontons à celui d’un autre que nous nous en rendons compte !


En lisant ces indications nous avons pour l’instant le portrait d’un homme, laid, ennuyeux, méprisable et intéressé/avec des capacités dans tout ce qui est du domaine des nouvelles technologie.<br /> Les dictionnaires et les langues elles mêmes n’arrivent cependant pas à se mettre d’accord sur une définition stable et universelle du mot « Geek ». En soutient à ce constat, les différentes conférences auxquelles nous avons assisté pour ce workshop nous démontrent elles aussi que la figure du geek est relative aux générations et cultures qui l’ont exploitée. Des notions plus anciennes telles que le boutonneux à casquette devant son ordinateur sont mises à mal par des figures actuelles comme Elon Musk, Steve Jobs ou Mark Zuckerberg. La &quot;geekette&quot; fait également son apparition, bien qu’elle continue au jour d’aujourd’hui à avoir du mal à se faire une place.
Notre Premier Axe de recherche a donc été celui-ci :


La question de « voulons nous explorer une figure du geek universelle, intergénérationnelle ? » est donc biaisée par le caractère évolutif de cette même figure et est dès lors inexploitable. La question de la représentation figurative quant à elle a également été remise en cause. Nous qui faisons partie d’une génération baignant depuis toujours dans l’image, le paraître, voulons nous vraiment explorer le geek dans ce qui le caractérise physiquement, dans ses clichés ?
Nous sommes Mr et Mme Tout le monde<br /> et nous pensons que la technologie nous réveille, mijote nos plats, sinon nous en commande, nous permet d’établir des liens sociaux ou de les couper, de nous informer. Elle nous offre la possibilité de parler à n’importe qui, n’importe où. Elle nous fait nous sentir aimés, produit même de la dopamine. Nous permet de rencontrer l’amour, trouver un job, une tenue parfaite.


Tous ces questionnements ont débouché vers un constat : Tout le monde n’a pas le même rapport à la technologie. Le critère qui s’est montré le plus évident fut celui de l’âge. En effet, la technologie, croissant de façon exponentielle, fut plus que présente ces dernières années (l’exemple le plus flagrant étant l’utilisation du Smartphone) et ne cessera d’atteindre d’autres horizons toujours plus rapidement.
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[[Fichier:Capture d e cran 2018-11-13 a 13.33.28.png|thumb|none]]
Pour la dernière partie du workshop, l’enjeu était de créer une notice publicitaire pour notre figure, or le passif incarné par Mr et Mme Tout le Monde ne vend pas du rêve. Nous avons donc réfléchi sur comment détourner le problème et avons choisi de présenter l’exact opposé : une figure anti-informatique favorisant les contacts réels aux virtuels, qui est donc hautement sociable.<br /> Quant à la forme finale de la notice, nous avons décidé de laisser une voix robotique de Google Traduction parler à notre place,créant ainsi un contraste lourd, sans aucun doute lié à nos modes de communication actuels. Bien que virtuelle, cette notice était vécue ''au présent,'' auditivement.


Notre souhait fut alors d’explorer le geek à travers les générations.
En virant ainsi d’une figure à l’autre ; nous avons dû trouver une solution efficace pour présenter notre travail que voici :


Voilà pourquoi nous avons décidé de descendre dans les rues pour rencontrer des passant de toutes les générations (enfant, ado, parents, 4ème âge) et de leur demander ce qu’était pour eux « une figure de geek ». Cette demande a pris la forme de croquis très spontanés mais surtout d’échanges oraux. Ainsi, n’ayant pas rencontré des Léonard De Vinci modernes, l’aspect physique du geek n’est plus ce qui le caractérise, il n’est qu’une enveloppe prête à accueillir ce qui découlera des interviews.
Nous pensons que la technologie fausse les rapports humains et les rend moins authentiques. Par humanité nous tenons à développer des relations réelles. Les relations virtuelles nous privent d’un certain feeling que l’on peut avoir quand on rencontre quelqu’un. Dans cette optique nous agissons socialement en accord avec notre éthique.<br /> Dans les transports en commun nous lisons un livre ou faisons connaissance avec les gens qui nous entourent.<br /> Nous ne sommes pas inscrits sur les réseaux sociaux, et utilisons internet seulement pour nous cultiver.<br /> Si nos amis veulent nous joindre, ils peuvent venir chez nous et nous appeler sur nos fixes.<br /> Nous rencontrons des gens naturellement, pas sur des sites de rencontre qui nous forcent à juger en une seconde le visage d’inconnu puis passant certainement à une personne tout aussi pathétiquement.<br /> Lorsque nous sommes perdus dans la rue, nous nous adressons aux passants plutôt qu’à Google Maps.<br /> Nous envoyons des cartes postales aux gens qu’on aime plutôt que de faire des stories snapchat voyeurismes sur les plages de St Tropez.<br /> Tout cela nous permet de mieux communiquer, plutôt que de s’envoyer de violents pavés virtuels.


[[Fichier:Dessins.jpg|thumb|none]]
[[Fichier:M4a.png|link=http://culturesnumeriques.erg.be/IMG/m4a/fr.m4a|thumb|none]]


Nous avons ainsi obtenu un panel très large de formes et corps qui, étonnement, sont dans la majorité très éloignés des clichés que nous pourrions avoir en tête. Pour chaque dessin, une phrase clef a été retenue, venant renforcer le détachement forme/essence de la figure du geek.
'''100% Humain audio'''


Cette première étape achevée, il nous fallait à présent exploiter la matière à disposition par un moyen propre à notre génération. La modélisation 3D +- imposée coulait de source. Une sélection de dessins fut donc sculptée grâce à Meshmixer.
Par Bring your own geek, 18 novembre 2018


[[Fichier:Dsc 5599 copie.jpg|JPEG - 3 Mo|thumb|none]]
* [http://culturesnumeriques.erg.be/IMG/m4a/fr.m4a [[Fichier:M4a.png|thumb|none]] 100% Humain audio] (m4a, 2.4 Mo)
 
Ayant accès à une imprimante 3D, nous avons également jugé intéressant de profiter de celle-ci pour concrétiser notre projet.<br /> L’imprimante fonctionne par technique additive de filaments plastique HIPS, rendant compliqué la modélisation de fins détails suspendus. Il faut également compter en moyenne 17h pour une reproduction 3D.
 
[[Fichier:Mp4.png|Impossible de lire la video|thumb|none]]
 
A ce jour, 3 des modélisations ont été reproduites
 
[[Fichier:Dsc 8977.jpg|thumb|none]]
 
Et après plusieurs étapes de retouches manuelles, les résultats obtenus sont concluants.
 
[[Fichier:Dsc 8994.jpg|thumb|none]]
 
La phrase clef retenue pour chaque dessin fut également inscrite sur chaque socle :<br /> A gauche - Morgan, 11 ans, &quot;Un Geek ne dort pas... il se met en veille.&quot;<br /> Au centre - Roger, 70 ans, &quot;Une personne à problème&quot;<br /> A droite - Maurine, 22 ans, &quot;Has-been&quot;
 
La finalité de ce projet peut donc se résumer ainsi : la découverte de différentes figures de geek à travers les générations et par le détachement des clichés physiques de celles-ci au profit de l’échange oral.
 
La figure du geek ? To be continued...
 
''Kartheuser Julien, Lachaux Mahée, Sofia Lambinon, Elioth Joris''
 
Par Core-corps Geek, 18 novembre 2018
 
[[Fichier:Capture d e cran 2018-11-13 a 13.33.28-4.png|thumb|none]][[Fichier:Dsc 5599 copie.jpg|thumb|none]]
 
* [http://culturesnumeriques.erg.be/IMG/mp4/whatsapp_video_2018-11-16_at_22.35.41_1.mp4 [[Fichier:Mp4.png|thumb|none]] whatsapp_video_2018-11-16_at_22.35.41_1.mp4] (mp4, 37.4 Mo)


==== A propos ====
==== A propos ====

Version du 21 novembre 2018 à 03:11

Source (url) http://culturesnumeriques.erg.be/spip.php?article244
Site satellite Cultures numériques
Date 2018-11-18 15:43:37

Liza Reichenbach et Clara Tokarek

100% Humain audio

Faire une liste de caractéristiques ; décrire précisément une catégorie plus ou moins inventée d’individus… Ca ressemblait à du codage sous une forme presque humaine.

Avec notre groupe, nous avons longtemps cogité sur la figure du Geek que nous choisirions ; déjà nous n’avions pas forcément entre nous le même rapport à la technologie. Mais nous avions un point commun : le technologie est, dans nos vies, omniprésente. Tant dans les actes les plus évidents du quotidien que dans notre intimité la plus profonde. En effet, de nos jours chacun a « son internet à lui » dirais-je. Et c’est lorsque nous nous confrontons à celui d’un autre que nous nous en rendons compte !

Notre Premier Axe de recherche a donc été celui-ci :

Nous sommes Mr et Mme Tout le monde
et nous pensons que la technologie nous réveille, mijote nos plats, sinon nous en commande, nous permet d’établir des liens sociaux ou de les couper, de nous informer. Elle nous offre la possibilité de parler à n’importe qui, n’importe où. Elle nous fait nous sentir aimés, produit même de la dopamine. Nous permet de rencontrer l’amour, trouver un job, une tenue parfaite.

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Pour la dernière partie du workshop, l’enjeu était de créer une notice publicitaire pour notre figure, or le passif incarné par Mr et Mme Tout le Monde ne vend pas du rêve. Nous avons donc réfléchi sur comment détourner le problème et avons choisi de présenter l’exact opposé : une figure anti-informatique favorisant les contacts réels aux virtuels, qui est donc hautement sociable.
Quant à la forme finale de la notice, nous avons décidé de laisser une voix robotique de Google Traduction parler à notre place,créant ainsi un contraste lourd, sans aucun doute lié à nos modes de communication actuels. Bien que virtuelle, cette notice était vécue au présent, auditivement.

En virant ainsi d’une figure à l’autre ; nous avons dû trouver une solution efficace pour présenter notre travail que voici :

Nous pensons que la technologie fausse les rapports humains et les rend moins authentiques. Par humanité nous tenons à développer des relations réelles. Les relations virtuelles nous privent d’un certain feeling que l’on peut avoir quand on rencontre quelqu’un. Dans cette optique nous agissons socialement en accord avec notre éthique.
Dans les transports en commun nous lisons un livre ou faisons connaissance avec les gens qui nous entourent.
Nous ne sommes pas inscrits sur les réseaux sociaux, et utilisons internet seulement pour nous cultiver.
Si nos amis veulent nous joindre, ils peuvent venir chez nous et nous appeler sur nos fixes.
Nous rencontrons des gens naturellement, pas sur des sites de rencontre qui nous forcent à juger en une seconde le visage d’inconnu puis passant certainement à une personne tout aussi pathétiquement.
Lorsque nous sommes perdus dans la rue, nous nous adressons aux passants plutôt qu’à Google Maps.
Nous envoyons des cartes postales aux gens qu’on aime plutôt que de faire des stories snapchat voyeurismes sur les plages de St Tropez.
Tout cela nous permet de mieux communiquer, plutôt que de s’envoyer de violents pavés virtuels.

100% Humain audio

Par Bring your own geek, 18 novembre 2018

  • 100% Humain audio (m4a, 2.4 Mo)

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Ce site accompagne le cours de Cultures numériques donné en BAC 1 à l'Erg par un collectif de professeurs repris dans la liste des intervenants. Axé sur la théories de cultures liées au numérique, il est aussi un lieu d'apprentissage à travers deux workshops annuels.

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