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« Cultures numériques » : différence entre les versions

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{{Page web
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Pour cet exercice, nous avons tout d’abord commencé en expérimentant avec la matière : trempage des enveloppes dans du broux de noix, de l’encre, de l’aquarelle ou encore du pigment, sec ou mélangé à l’eau.


Durant la première session du workshop, nous avons testé The Recognition Machine ; grâce à un système de reconnaissance faciale opérant à travers une caméra, l’algorithme de reconnaissance essaye d’établir un profil à travers plusieurs critères que sont , le genre (homme, femme, peut-être d’autres ?), l’humeur (joyeux, triste, neutre, peut-être d’autres ?) et l’âge (enfant, jeune, vieux, peut-être d’autres ?). Ensuite, la machine expose à travers une synthèse vocale son analyse ("Young sad man" par exemple). Puis sur une bande papier similaire à celle des tickets de caisses sont imprimées, les unes à la suite des autres, les différentes analyses ainsi établies. Il semble qu’à travers ce dispositif Antje et Michael aient fait une tentative de nous confronter à la violence du colonialisme européen - en référence à l’archivage et la collection de photographies d’ethnies, dans un but de classification, qui ont été effectué dans le passé colonial - il est intéressant de voir que de nombreux étudiants aient perçu comme quelque chose d’amusant (dans le domaine du jeu, de par l’interaction) sans ressentir le malaise qu’est susceptible de nous faire ressentir ce système de reconnaissance.
Les premières expérimentations de pliage ont été hasardeuses, nous laissions notre instinct nous guider. Nous avons expérimenté le découpage de l’enveloppe, formant des sortes de masques, puis le pliage, d’abord en carrés puis dans des formes moins rigides.


Antje et Michael nous ont ensuite proposé de sélectionner, parmis les photographies collectées par Antje, un portrait (dans le sens où Antje a recadré les photographies au format portrait grâce à sa caméra 16mm). Il s’agissait ensuite, durant la semaine séparant les deux sessions, d’effectuer des recherches quant à cette photographie. Celle que j’ai sélectionné s’est trouvé être celle d’un membre de la tribu des Aïnous, la plupart des informations que j’ai trouvé au sujet de cette population ont été trouvées sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFnous_(ethnie_du_Japon_et_de_Russie) Wikipédia]. Au premier abord, cette demande de la part d’Antje et Michael m’a semblé problématique. Le fait d’avoir à choisir parmi une banque d’images pré-établies par les soins d’une autre personne soit un noir, un amérindien, un océanien, un asiatique, etc... (tout sauf un blanc) a fait en moi écho à l’idée que je peux me faire d’un marchand d’esclaves proposant ses &quot;produits&quot; et donc nous ses &quot;clients&quot;. Je me suis douté que ce n’était pas là l’idée d’Antje et Michael quand ils nous ont proposés de faire cette recherche, ou bien c’était prémédité pour nous faire ressentir ce malaise (partagé avec d’autres étudiants), et pas dirigé vers une forme d’acquisition de l’image d’un individu d’une autre ethnie.<br /> Ce cap mental une fois passé, j’ai donc commencé mes recherches à propos des Aïnous et ai appris beaucoup de choses à leur sujet, et aussi à travers ça, sur l’histoire du Japon. Je ne sais toujours pas quoi penser de la demande qui nous a été faite à ce moment.
L’utilisation de couleurs et de matière ne nous a pas plu, nous avons préféré garder les enveloppes vierges, en jouant sur ses couleurs « naturelles » : blanc à l’extérieur, bleu ciel à l’intérieur.


N’ayant put participer à la deuxième session du workshop, mais m’étant informé quant à la suite des événements, on m’a indiqué qu’il fallait développer une recherche reliant aspect numérique avec des problématiques liées au colonialisme.
Après différentes tentatives de pliage, nous avons opté pour un pliage en trapèze, et avons préféré ne pas utiliser de colle afin de faire des sortes de battants, pouvant être dépliés à la guise du spectateur.


En opérant quelques recherches je suis tombé sur un homme du nom de Marc Prensky qui est l’inventeur d’une notion d’'''immigrants numériques''' et de '''natifs numériques'''. Au début des années 2000 (il fait paraître cet [[Fichier:Prensky - Digital Natives, Digital Immigrants - Part1.pdf|thumb|none]]<br /> Cette idée de perte de capacités aux profits d’autres me semble intéressante à rapprocher à une forme de transhumanisme, qui est toujours projetée dans l’avenir alors qu’on peut ici voir cette idée comme un transhumanisme inhérent à la &quot;pédagogie numérique&quot;, celle qui n’est pas explicite, la manière dont l’écran et notre rapport à celui-ci nous modèle en conséquence.
L’arrangement des enveloppes laissa place à plusieurs expérimentations : tout d’abord une forme en étoile, qui, partant d’un cercle simple, s’étendrait à l’infini. Cela ne nous convenait pas car, le motif s’agrandissant, le nombre d’enveloppes augmentait exponentiellement, entraînant de trop grandes complications pratiques dans cet exercice de démultiplication infinie.


Par Guest, 10 janvier 2019
[[Fichier:49947329 387329135352590 2010177494916792320 n.jpg|thumb|none]]
 
Après quelques tentatives errantes, nous avons opté pour un motif inspiré des colonnes antiques, se répétant à la fois symétriquement en hauteur pour former chaque colonne, et en longueur, chaque colonne devenant à la fois une extension d’un grand motif et une unité de mesure à part entière.
 
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L’idée est finalement venue de construire un espace libre d’expression, où chacun pourrait écrire sur une enveloppe et cacher ou non son message en pliant les battants. Ainsi, cela rappelle les ex-votos, très présent dans les basiliques antiques, mais sous une forme contemporaine.
 
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Chaque spectateur est amené à choisir de laisser ou non l’enveloppe sur laquelle il écrit, d’emporter son message ou de le laisser à la vue de tous. Chaque enveloppe enlevée contribuerait ainsi à réinterpréter le motif, créant aléatoirement de nouveaux espaces vides
 
Léo Ouzegdouh &amp; Séraphine Le Maire
 
Par motifs, 10 janvier 2019


==== A propos ====
==== A propos ====

Version du 11 janvier 2019 à 03:12

Source (url) http://culturesnumeriques.erg.be/spip.php?article335
Site satellite Cultures numériques
Date 2019-01-10 21:15:49

Pour cet exercice, nous avons tout d’abord commencé en expérimentant avec la matière : trempage des enveloppes dans du broux de noix, de l’encre, de l’aquarelle ou encore du pigment, sec ou mélangé à l’eau.

Les premières expérimentations de pliage ont été hasardeuses, nous laissions notre instinct nous guider. Nous avons expérimenté le découpage de l’enveloppe, formant des sortes de masques, puis le pliage, d’abord en carrés puis dans des formes moins rigides.

L’utilisation de couleurs et de matière ne nous a pas plu, nous avons préféré garder les enveloppes vierges, en jouant sur ses couleurs « naturelles » : blanc à l’extérieur, bleu ciel à l’intérieur.

Après différentes tentatives de pliage, nous avons opté pour un pliage en trapèze, et avons préféré ne pas utiliser de colle afin de faire des sortes de battants, pouvant être dépliés à la guise du spectateur.

L’arrangement des enveloppes laissa place à plusieurs expérimentations : tout d’abord une forme en étoile, qui, partant d’un cercle simple, s’étendrait à l’infini. Cela ne nous convenait pas car, le motif s’agrandissant, le nombre d’enveloppes augmentait exponentiellement, entraînant de trop grandes complications pratiques dans cet exercice de démultiplication infinie.

Après quelques tentatives errantes, nous avons opté pour un motif inspiré des colonnes antiques, se répétant à la fois symétriquement en hauteur pour former chaque colonne, et en longueur, chaque colonne devenant à la fois une extension d’un grand motif et une unité de mesure à part entière.

L’idée est finalement venue de construire un espace libre d’expression, où chacun pourrait écrire sur une enveloppe et cacher ou non son message en pliant les battants. Ainsi, cela rappelle les ex-votos, très présent dans les basiliques antiques, mais sous une forme contemporaine.

Chaque spectateur est amené à choisir de laisser ou non l’enveloppe sur laquelle il écrit, d’emporter son message ou de le laisser à la vue de tous. Chaque enveloppe enlevée contribuerait ainsi à réinterpréter le motif, créant aléatoirement de nouveaux espaces vides

Léo Ouzegdouh & Séraphine Le Maire

Par motifs, 10 janvier 2019

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Ce site accompagne le cours de Cultures numériques donné en BAC 1 à l'Erg par un collectif de professeurs repris dans la liste des intervenants. Axé sur la théories de cultures liées au numérique, il est aussi un lieu d'apprentissage à travers deux workshops annuels.

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