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ECONOMIES INTERSTICES - Séminaire de l'erg 2019

De erg

Actualités
Publiée 2019/10/09
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ÉCONOMIES INTERSTICES

Séminaire de l'erg

18, 19, 20 novembre 2019, à l’erg

Talks, workshops et débats


L’économie capitaliste naturalisée confine les pratiques créatives dans des territoires de plus en plus restreints, normatifs et ségrégatifs. Les voies toutes tracées qu’elle impose laissent de côté un nombre grandissant de pratiques, d’ initiatives et de personnes. Mais dans les failles de cette économie monoculturelle imposée, dans ses fissures, dans ses interstices, d’autres modalités d’existence voient le jour, s’inventent et s’épanouissent. Bien qu'il semble difficile d'agir efficacement et frontalement sur le modèle économique dominant, il est urgent de ne pas s'arrêter à un constat d’impuissance. Nous voulons montrer qu'il y a de l'espoir dans la nuit*. Cette volonté sera le fil conducteur du séminaire de l’erg 2019, ECONOMIES INTERSTICES. Au travers de conférences, de témoignages, de partages d’expériences et d’ateliers. Ce séminaire sera l’occasion de réfléchir collectivement à d’autres modes d’existence et d'autre types de valeurs que celles liées à la production. Il s'agit de rencontrer celles et ceux qui construisent de nouvelles écologies des pratiques et qui mettent en place des alternatives.

  • hope in the dark, Rebecca Solnit


Les économies des interstices, c'est imaginer, penser, créer avec peu, avec ce qui reste ou avec rien. Dans les ruines du capitalisme il ne nous reste que des devenirs minoritaires, des vies du fond des classes, des vies de dominés, des vies de sans-dents, de déclassés, voir de hors classes; réjouissons-nous. Quelles sont les économies artistiques possibles ? On sait que les mouvements économiques qui affectent les artistes servent de terrain d'essai à ce qui affectera le monde; de la gentrification à la vie par projets, de la vie précaire à Uber, les artistes n'étant pas les moteurs de ces changements, mais ses souris en cage. Le capitalisme se sert des artistes comme la mesure étalon de son projet totalisant. Et si, ce coup-ci, les cobayes faisaient gripper la machine ? Quel économie de l'art imaginer pour après les subsides, après les centres d'art étatiques et les fondations, pour les à côté, les ruraux ou les ronds points, quelle économie de l'art qui ne serait pas orientée vers la satisfaction de notre seul intérêt, basée sur l'investissement de représentation sur le nom, sur l'auteur, sur la renommée mais dont les fondements seraient des moyens et des finalités qui serait celle du plus grand nombre plutôt que de l'un. Penser cette économie nous amènera à examiner les structures et projets qui traversent des parcours personnels navigant des marges aux cœurs, quand et à quelles conditions.

Programme, invité·e·s : TBA

Pour nous suivre en live : http://seminaire.erg.be/

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INTERSTICAL ECONOMIES

Erg seminar

18, 19, 20 November 2019. erg, Nova, etc....

Talks, workshops and debate

The naturalized capitalist economy confines creative practices to increasingly restricted, normative and segregated territories. The well-defined paths it imposes leave out an increasing number of practices, initiatives and people. But in the cracks of this imposed monocultural economy, in its cracks, in its interstices, other forms of existence emerge, are invented and flourish. Although it seems difficult to act effectively and head-on on the dominant economic model, it is urgent not to stop at an observation of impotence. We want to show that there is hope in the night*. This will be the main theme of the 2019 erg seminar, INTERSTICAL ECONOMIES. Through conferences, testimonies, sharing experiences and workshops. This seminar will provide an opportunity to collectively reflect on alternative ways of life and values other than those related to production. It is a question of meeting those who are building new ecologies of practices and setting up alternatives.

  • hope in the dark, Rebecca Solnit


The savings of interstices is to imagine, think, create with little, with what remains or with nothing. In the ruins of capitalism, all that remains are minority futures, lives from the bottom of the classes, lives of the dominated, lives of the toothless, of the downgraded, even of the out of class; let us rejoice. What are the possible artistic savings? We know that the economic movements that affect artists serve as a testing ground for what will affect the world; from gentrification to life by projects, from precarious life in Uber, artists not being the motors of these changes, but his caged mice. Capitalism uses artists as the standard measure of its totalizing project. What if, this time, the guinea pigs made the machine jam? What art economy can we imagine for after the subsidies, after the state art centres and foundations, for the next ones, the rural ones or the roundabouts, what art economy would not be oriented towards the satisfaction of our only interest, based on the investment of representation on the name, on the author, on fame but whose foundations would be means and purposes that would be that of the greatest number rather than the one. Thinking about this economy will lead us to examine the structures and projects that cross personal paths from the margins to the hearts, when and under what conditions.