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Workshop Transe cognitive et processus artistique avec Corine Sombrun : Différence entre versions

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Avec [[Antoine Boute]], Virginie Pfeiffer et [https://www.corinesombrun.com/ Corine Sombrun].
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Corine Sombrun, après avoir été pianiste-compositeur puis reporter, est aujourd’hui écrivaine-voyageuse, chamane. Elle a suivit l’enseignement des techniques de transe en Mongolie et collaborée avec des scientifiques.
 
Corine Sombrun, après avoir été pianiste-compositeur puis reporter, est aujourd’hui écrivaine-voyageuse, chamane. Elle a suivit l’enseignement des techniques de transe en Mongolie et collaborée avec des scientifiques.
  
Elle est à l'origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudié par les neurosciences
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Avec le soutien de La Bellone et de Le Lac.
 
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Version actuelle datée du 17 janvier 2020 à 13:32

Actualités
Publiée 2020/01/14
Banquet-a2.jpg

Du 21 au 23 janvier et du 11 au 13 février 2020.

Avec Antoine Boute, Virginie Pfeiffer et Corine Sombrun.


Workshop Transe Cognitive – Processus artistique à destination des écoles supérieures d’arts


Projet pédagogique


Introduction à la Transe Cognitive

L’expérience consciente dans sa globalité, laisse apparaître deux formes d’états de conscience : les états de conscience ordinaire (ECO) et les états modifiés de conscience (EMC) auxquels appartiennent les expériences de transe chamanique.

Contrairement à la croyance occidentale largement répandue, les EMC sont extrêmement courants. Des études anthropologiques ont montré que sur les 488 sociétés étudiées dans le monde, plus de 90% avaient une forme institutionnalisée d’EMC (Oohashi et al.,2002). Dans sa forme la plus courante, un individu (chaman, curanderos, bö) est désigné pour utiliser cet outil au profit de la communauté, dans le but « d’obtenir des biens qui ne peuvent être produits; gibier, pluie, fécondité, succès, guérison, chance…» (Roberte Hamayon- Le Chamanisme, 2015)

Aujourd’hui reconnu comme une potentialité du cerveau (Flor-Henry et al. 2017) l’état de transe chamanique est traditionnellement induit par différentes techniques comme les percussions, la dance, les plantes psychoactives, les mouvements de rotation, mais jamais encore par la seule volonté. La transe cognitive a cette particularité. Basée sur la capacité naturelle du cerveau à vivre un EMC , elle est une transe de type chamanique, induite par la seule volonté. Son étude et sa mise en évidence sont le résultat d’un programme de recherche initié en 2007 par Corine Sombrun. Testé sur plus de 500 volontaires, ce programme a permis à 85% d’entre eux de vivre une transe et d’apprendre à l’induire par la seule volonté. Il vient d’être appuyé par deux protocoles en neurosciences (EEG 256 canaux, IRMf, Pet scan) au CHU de Liège, en collaboration avec le Pr Steven Laureys et le TranceScience Research Institute (Mai 2018 et Juin 2019). Ces études sont en cours de publication.

Lien entre Transe Cognitive et processus de création

À la fois outil d’exploration d’une réalité sous-jacente et technique d’amplification cognitive, la transe cognitive se révèle un état particulièrement intéressant pour faciliter l’accès aux processus naturels décrits dans les moments d’inspiration, de grâce, d’Eurêka, où la notion de temps semble disparaître, où l’émergence des idées et des processus d’apprentissage intuitif sont amplifiés et fluides, où les gestes s’accordent avec justesse aux intentions posées en amont. « Peindre, c’est créer une analogie avec l’imperceptible et l’inintelligible qui prend ainsi forme et devient accessible. » Gerhard Richter (Textes 1962-1993, 2012)


L’état de transe cognitive s’applique donc parfaitement au champ de la création artistique.

D’une part, l’acte artistique (via les états de connexions/perceptions/intuitions qu’il induit et les connaissances qu’il fait émerger) place aujourd’hui l’artiste comme un trait d’union entre l’expression artistique des connaissances de l’humanité et le développement des recherches scientifiques pointues.

D’autre part, cela invite l’artiste à se mettre en lien, à renouer avec cet espace de connaissances, ce lieu qui sait comment exprimer son art. En effet, l’artiste possède en lui un patrimoine culturel immémorial de l’humanité et aujourd’hui apparaît comme le moment opportun pour aller pleinement à la conscience de ce qu’il est porteur. S’autoriser, sans réserve, à se reconnecter à ses racines, à cette part de lui qui sait, afin de se relier avec toute l’histoire des peuples de l’humanité qui ont su créer. Prendre conscience d’être comme un pont entre le passé et le futur, d’être ce transmetteur d’une expression complexe, subtile et non polarisée de notre humanité, en interrelations, intercommunications et interactions.

Les sociétés actuelles ont besoin de ces artistes engagés et conscients, dans ce qu’ils sont des leviers de transformations sociales et sociétales.

« Ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnait toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l'écriture, il faut être plus fort que ce qu'on écrit. C'est une drôle de chose, oui. C'est pas seulement l'écriture, l'écrit, c'est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens. » Marguerite Duras (Écrire, 1993)


Objectifs d’un workshop Transe Cognitive – Processus artistiques à destination des étudiants en écoles supérieures d’arts

Ce workshop a pour objectif de transmettre des outils utiles au développement de la pensée intuitive, acquis nécessaires pour une démarche et une pratique artistique forte, reliée, singulière et empreinte de liberté.

Lorsque l’accès à l’état de transe par la seule volonté est acquis, un accompagnement artistique (personnalisé et collectif) plus aiguisé se met en place : l’entièreté du processus artistique est revisitée en y incluant la possibilité d’utiliser la transe cognitive à chaque étape de création (ou dans les étapes que l’étudiant juge nécessaires pour son travail artistique).

Un intérêt particulier est accordé à la notion d’intention artistique : maîtriser la verbalisation de ses intentions d’une manière perspicace afin de déployer un maximum de justesse dans une démarche et un langage artistique. Une grande importance est également octroyée à la mise en lien entre réflexion/acte rationnel et pensée/acte intuitif afin de ne pas créer de séparation mais au contraire d’agrandir artistiquement le champ des possibles. L’intégralité du processus artistique (des idées à la réalisation formelle) est donc explorée via cette approche.


Objectifs généraux :

Faciliter le processus artistique

Nourrir la démarche artistique : idées et concepts

Amplifier la sensibilité et la sensitivité

Explorer de nouveaux modes d’expressions : enrichissement de la palette formelle, liberté gestuelle

S’autoriser à aller contre ses interdits (autocensure)

Renforcer / restaurer l’autonomie : confiance, justesse dans les sentis

Structurer la démarche et le travail artistique

Introduire ou réintroduire un nouvel élan artistique

Créer de nouvelles interactions : relations, dialogues, connexions, agencements et liens avec l’environnement


Approche pédagogique du workshop Transe Cognitive – Processus artistique

Le travail artistique est toujours présent dans cet apprentissage. Dès les premières transes cognitives, les étudiants sont invités à créer pour mettre en application cette compétence au service de leur expression artistique.

Chaque étape de l’approche pédagogique est constituée de divers exercices pratiques. Les expériences, propres à chacun, amènent ainsi les étudiants à être pleinement acteurs de leurs apprentissages. Chaque session d’exercices est prolongée par un débriefing individuel et collectif permettant une meilleure intégration des acquis, des observations et des questionnements nécessairement présents dans un cheminement artistique. Ces moments de verbalisation reflètent également une conception horizontale de la relation pédagogique où étudiants et enseignants se situent dans un même espace de partage.

En fonction de chaque artiste, domaine d’expression et démarche artistique, les demandes (et donc les accompagnements) varient et sont multiples : l’objectif est ici de travailler avec l’étudiant (en fonction de ses besoins) vers une autonomie alliant transe cognitive et création artistique.

Étapes :

1. Acquisition des techniques de la transe cognitive

2. Intégration de la gestuelle artistique alliée à la transe cognitive

3. Maitrise de l’expression formelle conjuguée à la transe cognitive

4. Apprentissage et maîtrise en transe de la notion d’intention en lien avec l’expression artistique

5. Émergence et structuration d’un projet artistique via la transe cognitive

6. Exploration de la transversalité : expérimentation de différents langages artistiques, non usuels, pour l’artiste.

7. Expérimentation de capacités cognitives nourrissant un processus artistique : interactions avec l’environnement (interrelations, intercommunications, intuitions), informations et connaissances qui en découlent.


Corine Sombrun, après avoir été pianiste-compositeur puis reporter, est aujourd’hui écrivaine-voyageuse, chamane. Elle a suivit l’enseignement des techniques de transe en Mongolie et collaborée avec des scientifiques.

Elle est à l'origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudié par les neurosciences.


Avec le soutien de La Bellone et de Le Lac.